Diagnostic termites en copropriété : les parties communes sont-elles vraiment incluses ?

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Le 27 janvier 2026
Diagnostic termites en copropriété : les parties communes sont-elles vraiment incluses ?
Parties communes ou privatives ? Qui paie le diagnostic termites copropriété ? Obligations du syndic et copropriétaires clarifiées

Saviez-vous que 152 communes de Loire-Atlantique sont officiellement déclarées comme zones infestées ou susceptibles de l'être par les termites depuis l'arrêté préfectoral de novembre 2018 ? Cette réalité touche directement les copropriétés nantaises, où la question du diagnostic termites en copropriété soulève de nombreuses interrogations sur les responsabilités et obligations de chacun. Entre parties communes et privatives, qui doit faire quoi ? Chez Arliane, diagnostiqueur certifié implanté à Nantes, nous accompagnons quotidiennement syndics et copropriétaires dans cette démarche complexe pour protéger leur patrimoine immobilier.

  • Fréquence des diagnostics en zone infestée : dans les zones concernées par arrêté préfectoral, le syndic doit faire réaliser un diagnostic des parties communes tous les 6 mois (et non uniquement lors des ventes)
  • Méthode de traitement à privilégier : optez pour le traitement par appâts qui n'entraîne aucuns travaux, ni dégâts, et permet aux habitants de rester dans leur logement pendant l'intervention
  • Garantie après traitement professionnel : les bois traités bénéficient d'une garantie de 10 ans, renouvelable par un nouveau traitement pour 10 années supplémentaires
  • Séparation diagnostic/traitement : faites toujours réaliser les travaux de traitement par une entreprise différente de celle qui a effectué le diagnostic (pour garantir l'objectivité)

Le diagnostic termites des parties communes est-il obligatoire lors d'une vente ?

Contrairement aux idées reçues, depuis l'ordonnance du 18 juin 2005, le diagnostic termites en copropriété ne concerne que les parties privatives du lot vendu, et non les parties communes. Cette clarification législative a mis fin à des années d'incertitude juridique. Concrètement, si vous vendez votre appartement dans un immeuble collectif à Nantes, vous devez uniquement faire diagnostiquer votre logement et ses annexes privatives comme la cave ou le garage. Attention toutefois, dans les zones infestées délimitées par arrêté préfectoral, le syndic doit faire réaliser un diagnostic des parties communes tous les 6 mois de manière systématique, indépendamment de toute transaction immobilière.

Toutefois, le vendeur reste tenu de joindre au contrat de vente le dossier des diagnostics techniques des parties communes établi par le syndic. Cette obligation garantit une transparence totale envers l'acquéreur sur l'état général de l'immeuble. La validité de 6 mois du diagnostic termites impose une vigilance particulière sur les délais, notamment dans un marché immobilier dynamique comme celui de l'agglomération nantaise.

Exemple pratique : Une copropriété de 45 lots située rue de la Contrie à Nantes, en zone infestée depuis 2018, a mis en place un calendrier rigoureux. Le syndic mandate automatiquement un diagnostiqueur certifié tous les 6 mois (janvier et juillet). Lors de la vente d'un appartement en avril 2023, le propriétaire a pu fournir immédiatement le diagnostic des parties communes datant de janvier, évitant ainsi tout retard dans la transaction. Le coût du diagnostic semestriel (environ 850 euros) est réparti entre les 45 copropriétaires, soit moins de 40 euros par an et par lot.

Quand le diagnostic des parties communes devient-il vraiment obligatoire ?

Le diagnostic termites des parties communes d'une copropriété devient obligatoire dans plusieurs situations précises définies par l'article L133-5 du Code de la Construction et de l'Habitation. La première concerne les immeubles situés dans une zone délimitée par arrêté préfectoral, ce qui est le cas de nombreuses copropriétés à Nantes, Saint-Herblain ou Rezé. Dans ce contexte, le maire peut exiger du syndic la réalisation d'un diagnostic complet des parties communes. Une obligation spécifique s'ajoute lors de travaux ou de démolition dans ces zones : un diagnostic préalable est alors impératif et, si des termites sont détectés, les bois contaminés doivent être incinérés sur place ou traités avant évacuation, avec déclaration obligatoire en mairie dans le mois qui suit.

Une seconde situation survient lorsque le maire suspecte une infestation et émet une injonction spécifique au syndicat des copropriétaires. Dans les zones à risque, nous recommandons vivement une surveillance périodique tous les 2 à 4 ans selon le niveau d'exposition. Cette décision préventive doit être votée en assemblée générale à la majorité simple de l'article 24, permettant ainsi une protection anticipée du patrimoine collectif (si la décision à la majorité absolue de l'article 25 a reçu au moins un tiers des voix, elle peut faire l'objet d'un second vote à la majorité simple lors de la même assemblée).

À noter : Pour les constructions neuves dans les départements concernés par un arrêté préfectoral termites, les bâtiments dont le permis de construire a été déposé après le 1er novembre 2007 doivent obligatoirement intégrer des mesures de protection contre les termites souterrains. Ces dispositifs comprennent des barrières physiques, physico-chimiques, des systèmes de construction contrôlables ou des pièges-appâts, garantissant une protection dès l'origine de la construction.

Quelles zones des parties communes faut-il absolument contrôler ?

Le périmètre du diagnostic termites en copropriété couvre tous les éléments accessibles sans sondage destructif. Les termites se propagent systématiquement par le bas de l'immeuble, rendant certaines zones particulièrement sensibles. Les caves, rez-de-chaussée et sous-sols constituent les points d'entrée privilégiés de ces insectes xylophages. Le diagnostiqueur, qui doit posséder une double certification CTB-A+ du Centre Technique du Bois et de l'Ameublement ainsi qu'une certification du Comité Français d'Accréditation (Cofrac), garantit ainsi ses compétences pour établir un diagnostic conforme aux normes en vigueur.

Le diagnostiqueur certifié CTB-A+ inspecte méthodiquement les charpentes apparentes, les escaliers en bois, les planchers anciens et toutes les boiseries collectives. La recherche porte spécifiquement sur les galeries creusées caractéristiques, signes indéniables de la présence de termites. Si vous habitez au dernier étage et détectez des termites, cela signifie malheureusement que l'ensemble de l'immeuble est probablement infesté.

Qui assume la responsabilité de déclarer les termites en copropriété ?

La répartition des responsabilités en matière de déclaration suit une logique claire. Dans les parties communes, c'est le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic qui doit effectuer la déclaration. Pour les parties privatives, l'occupant ou à défaut le propriétaire assume cette obligation légale.

Le délai de déclaration en mairie est impératif : un mois maximum après la découverte, via le formulaire Cerfa dédié, envoyé en recommandé ou déposé contre récépissé. L'absence de déclaration expose le contrevenant à une amende de 450 euros, sans compter les conséquences potentielles sur la responsabilité civile en cas de propagation de l'infestation.

Quelles obligations incombent au syndic après détection de termites ?

Dès la détection de termites dans les parties communes, le syndic doit immédiatement informer tous les copropriétaires par affichage ou procès-verbal d'assemblée générale. Une convocation rapide de l'AG s'impose pour voter le budget nécessaire et mandater un diagnostiqueur agréé pour évaluer l'étendue de l'infestation. Une fois les travaux de traitement terminés, le syndic a l'obligation d'envoyer une attestation de certification à la mairie pour confirmer la bonne exécution des mesures d'éradication, document indispensable pour clôturer administrativement le dossier.

Suite à une injonction du maire, la copropriété dispose de 6 mois pour engager les travaux d'éradication. Passé ce délai, le maire peut faire procéder d'office aux travaux, après autorisation du tribunal, aux frais de la copropriété. La jurisprudence de la Cour de cassation de juin 2022 a confirmé l'engagement de la responsabilité du syndic en cas de carence dans ses obligations de diagnostic et de traitement.

Conseil pratique : Méfiez-vous systématiquement des entreprises qui font du porte-à-porte auprès des syndics, proposent un contrôle gratuit et trouvent systématiquement des traces d'insectes nécessitant un traitement urgent. Ces pratiques s'apparentent souvent à de l'escroquerie selon les experts du secteur. Privilégiez toujours les diagnostiqueurs certifiés recommandés par votre syndic ou consultez la liste officielle des professionnels agréés.

Le syndic peut-il agir sans l'accord des copropriétaires ?

En temps normal, toute décision concernant le diagnostic termites en copropriété nécessite un vote en assemblée générale à la majorité simple de l'article 24. Cependant, l'article 7 de la loi du 10 juillet 1965 impose au syndicat l'obligation de maintenir les parties communes en bon état, créant ainsi une obligation d'agir.

Dans les zones infestées déclarées par arrêté préfectoral, le maire dispose d'un pouvoir de contrainte. Il peut obliger le syndic à agir même en cas de refus des copropriétaires. Le non-respect de ces injonctions expose à des contraventions de 1 500 euros, portées à 3 000 euros en cas de récidive.

Comment se répartissent les frais du diagnostic et du traitement anti-termites ?

Les frais liés au diagnostic termites en copropriété suivent le principe des charges communes, répartis au prorata des tantièmes de chaque copropriétaire. Pour un diagnostic, comptez entre 100 et 200 euros par appartement de taille moyenne. Le traitement curatif représente un investissement plus conséquent, pouvant atteindre 50 euros par mètre carré, soit environ 3 500 euros pour 100 m². Notez que la méthode par appâts, bien que plus onéreuse initialement, présente l'avantage de ne nécessiter aucuns travaux ni évacuation des habitants, limitant ainsi les désagréments et coûts indirects.

Une exception notable concerne les infestations limitées à une partie privative clairement identifiée. Dans ce cas précis, le copropriétaire concerné assume seul les frais de diagnostic et de traitement de son lot. Il est essentiel de faire réaliser les travaux par une entreprise spécialisée différente de celle qui a effectué le diagnostic, garantissant ainsi l'indépendance et l'objectivité de l'intervention (privilégiez les entreprises certifiées CTB-A+ utilisant des produits homologués CTB-P+).

À noter : Les bois traités professionnellement bénéficient d'une garantie de 10 ans. À l'issue de cette période, il est recommandé de faire procéder à un nouveau traitement professionnel pour prolonger cette garantie de dix nouvelles années, assurant ainsi une protection durable et continue du patrimoine immobilier de la copropriété.

Quelle répartition entre propriétaires et locataires ?

La législation encadre précisément la répartition des frais entre bailleurs et locataires. Le propriétaire supporte obligatoirement 60% minimum des coûts, incluant la totalité de la main-d'œuvre. Le locataire peut se voir facturer jusqu'à 40% maximum, correspondant uniquement aux produits de désinsectisation.

Cette répartition découle de l'obligation légale du bailleur d'assurer la jouissance paisible du logement, confirmée par l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. La jurisprudence considère systématiquement que le traitement anti-termites relève de l'entretien structurel du bâtiment, et non des réparations locatives.

Existe-t-il des aides financières pour les copropriétés ?

Les copropriétés en difficulté peuvent bénéficier de subventions de l'Anah (Agence Nationale de l'Habitat) pour financer les travaux de traitement anti-termites. Ces aides concernent aussi bien les propriétaires bailleurs que les propriétaires occupants, sous conditions de ressources.

  • Le diagnostic doit obligatoirement être suivi de travaux effectifs
  • Le traitement proposé doit être jugé suffisant par l'Anah
  • Les démarches administratives sont effectuées par le syndic
  • Le dossier doit démontrer la situation financière difficile de la copropriété

Face à la complexité réglementaire du diagnostic termites en copropriété et aux enjeux financiers importants, l'accompagnement par un professionnel certifié devient indispensable. Chez Arliane, nous intervenons depuis plusieurs années auprès des syndics et copropriétés de l'agglomération nantaise, apportant notre expertise technique et notre connaissance approfondie de la réglementation locale. Notre certification CTB-A+ garantit des diagnostics conformes et notre ancrage territorial nous permet d'intervenir rapidement dans tout le département, respectant ainsi les délais critiques de validité des diagnostics. Au-delà des termites, nous réalisons également l'ensemble des diagnostics parasitaires obligatoires pour sécuriser votre patrimoine immobilier. N'hésitez pas à nous solliciter pour respecter vos obligations légales en toute sérénité.