Investissement locatif : faut-il faire un diagnostic termites ?

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Le 16 décembre 2025
Investissement locatif : faut-il faire un diagnostic termites ?
Diagnostic termites location : obligatoire en zone réglementée. Protégez votre investissement et respectez vos obligations de bailleur

Vous venez d'acquérir un bien immobilier pour le mettre en location et vous vous interrogez sur la nécessité de réaliser un diagnostic termites ? La réponse n'est pas si simple : ce diagnostic n'est pas obligatoire pour la location, sauf si votre bien se situe dans une zone régie par un arrêté préfectoral. Pourtant, en tant que bailleur, vous restez tenu de fournir un logement décent, exempt de parasites, selon la loi du 6 juillet 1989, renforcée par la loi ÉLAN de 2018. Les enjeux pour votre investissement sont majeurs : sécurisation juridique, protection de votre patrimoine et préservation de votre rentabilité locative. En Loire-Atlantique, où 18,6% des communes sont concernées par des arrêtés préfectoraux, dont Nantes, Rezé et Carquefou, cette question devient particulièrement sensible. Chez Arliane, diagnostiqueur immobilier certifié à Nantes, nous accompagnons quotidiennement les investisseurs dans ces démarches cruciales pour protéger leur patrimoine.

  • En zone réglementée, le diagnostic termites est obligatoire pour la location avec une validité limitée à 6 mois (à annexer impérativement au bail)
  • Le recours à un diagnostiqueur non certifié COFRAC expose à 1 500€ d'amende (3 000€ en cas de récidive)
  • Les termites attaquent aussi les plaques de plâtre , pas uniquement le bois (risques élargis pour votre investissement)
  • L'état parasitaire n'a aucune validité réglementaire définie contrairement au diagnostic termites (valable uniquement à l'instant T de sa réalisation)

Le cadre réglementaire du diagnostic termites en location

Contrairement à une vente immobilière, le diagnostic termites pour une location n'est obligatoire que dans des circonstances bien précises. Votre bien doit impérativement se situer dans une zone régie par un arrêté préfectoral pour que cette obligation s'applique (sachant que 55 départements sont infestés par les termites en métropole, et qu'environ 50% du territoire français est soumis à cette obligation pour la vente). Comment vérifier votre situation ? Plusieurs options s'offrent à vous : consultez directement votre mairie, contactez la préfecture, explorez la cartographie nationale sur le site du Cerema, ou interrogez un diagnostiqueur certifié COFRAC.

La validité de ce diagnostic est particulièrement courte : seulement 6 mois. Cette durée limitée s'explique par le rythme de reproduction extrêmement rapide des termites, capables de faire grossir une colonie en quelques semaines seulement, mais également par leur faculté de déplacement rapide qui leur permet de coloniser de nouveaux espaces dans le même laps de temps. Si votre bien se trouve en zone concernée, vous devrez obligatoirement annexer le diagnostic au bail lors de sa signature. Cette annexion constitue une protection juridique essentielle pour vous prémunir contre d'éventuelles réclamations ultérieures.

Conseil pratique : En Loire-Atlantique, tout le territoire est concerné par les termites, mais seules 18,6% des communes ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral rendant le diagnostic obligatoire pour la vente. Outre Nantes, Rezé et Saint-Nazaire, les communes de La Baule-Escoublac et Vertou sont également concernées. Même si votre bien n'est pas dans ces zones, restez vigilant : environ 1 million de maisons en France sont touchées par les termites.

L'obligation de décence du logement : une responsabilité engageante

Au-delà des zones réglementées, l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 impose à tout bailleur de fournir un logement « exempt de toute infestation d'espèces nuisibles et parasites ». Cette obligation générale vous engage juridiquement, quelle que soit la localisation de votre bien. La jurisprudence a d'ailleurs confirmé à plusieurs reprises que le traitement anti-termites reste intégralement à la charge du bailleur, sans possibilité de le répercuter sur le locataire.

Prenons l'exemple concret d'un investisseur nantais qui découvre des termites dans son bien loué. Il dispose d'un mois pour déclarer cette présence en mairie par courrier recommandé. S'il néglige cette obligation, il s'expose à une amende de 450€. Plus contraignant encore, la mairie peut lui imposer des travaux d'éradication dans les 6 mois. En cas de refus, les travaux seront effectués d'office à ses frais. La responsabilité du bailleur peut même être engagée pour troubles de jouissance, avec des condamnations pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros en dommages et intérêts. Attention aux sanctions pénales encore plus lourdes : selon la DGCCRF, transmettre volontairement de fausses informations sur un diagnostic termites expose à une amende jusqu'à 300 000€ et 2 ans de prison.

Diagnostic termites vs état parasitaire : quelle différence pour votre investissement locatif ?

La distinction entre ces deux expertises mérite votre attention. Le diagnostic termites, réalisé obligatoirement par un professionnel certifié COFRAC, recherche exclusivement la présence de termites dans un rayon de 10 mètres autour du bien. L'état parasitaire, quant à lui, offre une expertise plus complète : il détecte non seulement les termites, mais aussi les capricornes, vrillettes, mérules et autres champignons lignivores.

Attention toutefois : l'état parasitaire ne peut jamais remplacer le diagnostic termites en zone réglementée. De plus, contrairement au diagnostic termites, aucune certification n'est obligatoire pour réaliser un état parasitaire - n'importe qui peut s'improviser "diagnostiqueur mérule". Vérifiez systématiquement que l'opérateur travaille selon la norme NF P 03-200 et possède une assurance responsabilité civile professionnelle. Sachez également qu'aucune validité n'est définie réglementairement pour l'état parasitaire : il est valable uniquement à l'instant T de sa réalisation. Cependant, même hors obligation légale, cette expertise complémentaire renforce considérablement votre protection juridique. Imaginez découvrir après coup que votre bien est infesté de mérule, ce champignon capable d'abattre une maison en seulement un à deux ans. L'état parasitaire vous permet d'anticiper ces risques et de sécuriser votre investissement.

Impact sur la valeur du bien et coûts de traitement

Les conséquences financières d'une infestation de termites peuvent gravement compromettre la rentabilité de votre investissement locatif. Une dépréciation de 20% à 50% de la valeur du bien est couramment observée selon l'ampleur des dégâts. Sur un appartement de 200 000€, cela représente une perte potentielle de 40 000 à 100 000€. Les dégâts dépassent largement le seul bois : les termites s'attaquent également aux plaques de plâtre, au polystyrène, aux gaines de câbles électriques et à certains tuyaux, multipliant ainsi les coûts de réparation.

Le coût du traitement oscille selon l'ampleur de l'infestation : comptez entre 20 et 50 euros par mètre carré pour un traitement curatif complet, et jusqu'à 100 euros par mètre carré pour un traitement général selon la méthode employée. Pour une maison de 120m², prévoyez donc un budget de 2 400 à 12 000€. Ces montants doivent impérativement être intégrés dans votre analyse de rentabilité locative. Sans compter que les traitements peuvent nécessiter des interventions récurrentes si l'éradication n'est pas totale, générant des frais supplémentaires année après année.

À noter : En cas de démolition totale ou partielle d'un bien infesté, vous avez l'obligation légale de brûler les bois et matériaux infectés sur place, ou de les traiter avant transport si le brûlage est impossible. Cette mesure vise à éviter la propagation des termites vers d'autres bâtiments. Le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions et engager votre responsabilité en cas de contamination d'autres propriétés.

Se prémunir contre les vices cachés et contentieux locatifs

L'absence de diagnostic termites en zone à risque vous expose directement aux accusations de vices cachés. Selon l'article 1644 du Code civil, le locataire dispose de deux ans après la découverte du vice pour agir en justice. Les tribunaux n'hésitent pas à condamner les bailleurs négligents.

Un cas récent illustre parfaitement ces risques : un propriétaire parisien (Paris étant entièrement concerné par les arrêtés préfectoraux termites, comme les Hauts-de-Seine) a été condamné à rembourser 8 145€ de loyers, verser 2 000€ pour préjudice moral et 873€ pour préjudice matériel suite à une infestation non traitée. La conservation méthodique de tous vos dossiers d'inspection et de traitement devient donc essentielle pour démontrer votre diligence en cas de litige.

Démarches recommandées avant et pendant la mise en location

Pour sécuriser votre investissement locatif, adoptez une approche préventive structurée. Même hors obligation légale, réaliser un diagnostic termites dans les zones à risque constitue une protection juridique précieuse. Complétez cette démarche par un état parasitaire complet pour détecter tous les nuisibles du bois et bénéficier d'une couverture maximale.

La planification temporelle reste cruciale : programmez votre diagnostic en tenant compte de sa validité limitée à 6 mois. Si vous prévoyez une mise en location différée, calculez précisément pour que le document reste valide lors de la signature du bail. En cas d'infestation détectée, mandatez immédiatement un expert bois certifié CTB-A+ pour évaluer l'étendue des dégâts structurels. Les travaux de traitement devront impérativement être achevés avant l'entrée du locataire.

Mesures de prévention et de surveillance continue

La vigilance reste votre meilleure alliée pour protéger votre patrimoine locatif. Organisez des inspections annuelles systématiques, même dans les zones non contaminées. Les signes d'alerte à surveiller incluent :

  • Les cordonnets ou tubes de boue sur les murs et plafonds
  • Le bois qui sonne creux lorsque vous le frappez
  • Les petits tas d'excréments ressemblant à de la sciure fine
  • Les déformations ou ondulations de la peinture
  • Les petits trous de sortie dans les boiseries
  • Les bruits de cliquetis ou de mastication provenant du bois infesté (particulièrement audibles la nuit dans un environnement calme)

Maintenez une ventilation optimale et traitez rapidement toute infiltration d'eau, car l'humidité favorise considérablement le développement des termites. Informez votre locataire des bonnes pratiques d'entretien, notamment l'aération régulière et le signalement immédiat de toute anomalie. Lors de travaux de rénovation, privilégiez systématiquement des matériaux traités contre les parasites.

Exemple pratique : Un propriétaire d'un appartement à Rezé a évité une contamination majeure grâce à une inspection préventive annuelle. Son diagnostiqueur a détecté des cordonnets de termites dans la cave, provenant d'une souche d'arbre située à 8 mètres du bâtiment. Le traitement curatif immédiat (3 200€ pour 80m²) a permis d'éviter la propagation aux étages supérieurs. Sans cette vigilance, les dégâts auraient pu atteindre 15 000€ de réparations structurelles, plus une dépréciation de 30 000€ sur la valeur du bien estimé à 150 000€.

Optimisation fiscale et aides financières pour votre diagnostic termites location investissement

Bonne nouvelle pour votre trésorerie : plusieurs dispositifs permettent d'alléger le coût des traitements anti-termites. La TVA réduite à 10% s'applique automatiquement sur les travaux de traitement dans les logements achevés depuis plus de deux ans. Aucune démarche spécifique n'est nécessaire, le taux réduit apparaît directement sur la facture de l'entreprise déclarée.

En tant que propriétaire bailleur, vous pouvez déduire l'intégralité des frais de traitement de vos revenus fonciers comme charges d'entretien. Cette déduction peut représenter une économie d'impôt substantielle selon votre tranche marginale d'imposition. L'ANAH propose également des subventions aux propriétaires bailleurs sous conditions de ressources, notamment pour les diagnostics techniques suivis de travaux. N'hésitez pas à vous renseigner auprès de votre délégation locale pour vérifier votre éligibilité.

Pour garantir l'efficacité du traitement et bénéficier de ces avantages fiscaux, privilégiez toujours un professionnel disposant de la certification CTB-A+, gage d'expertise reconnue dans le traitement des termites.

Face à ces enjeux complexes, faire appel à un diagnostiqueur professionnel devient indispensable pour sécuriser votre investissement locatif. Chez Arliane, nous accompagnons les propriétaires bailleurs de l'agglomération nantaise dans toutes leurs démarches de diagnostic immobilier. Notre expertise locale nous permet de vous conseiller précisément sur les risques spécifiques à votre secteur, qu'il s'agisse de Nantes centre, Saint-Herblain ou Carquefou. Au-delà du simple diagnostic termites, nous réalisons l'ensemble des expertises nécessaires à la protection de votre patrimoine : état parasitaire complet, diagnostic amiante, plomb, ou encore DPE pour optimiser la performance énergétique de votre bien. Contactez-nous pour bénéficier d'un accompagnement personnalisé et sécuriser durablement votre investissement locatif dans la région nantaise.